2009-02-26

Le congé de mars

La semaine de relâche scolaire arrive à grands pas et, dans l’école, on peut sentir la fébrilité qui gagne tant les élèves que le personnel : certains terminent les préparatifs d’un voyage dans le Sud, d’autres rêvent déjà à la montagne qu’ils dévaleront en ski : tout le monde a hâte d’en profiter pour se changer les idées et pour refaire le plein d’énergie!

Que l’on voyage très loin ou que l’on reste dans le coin, en habit de ski, en pantoufles ou en bikini, en famille ou entre amis, sachez simplement en profiter pleinement, et soyez prudents!

Bonnes vacances à toutes et à tous!
Joignez vos souhaits aux miens en ajoutant votre commentaire. Merci!

2009-02-23

Les "Red Hot Chilli Pipers"

À travers le blog de "Pipinggirl's Lemonade Stand", j'ai découvert un groupe de cornemusiers originaux qui interprètent des airs modernes (We Will Rock You, Clocks, etc.).

Il y a quelques mois, Antoine m'avait aussi fait connaître Eluveitie, un peu plus "hard", mais tout aussi intéressant avec Inis Mona et Of Fire, Wind and Wisdom. Un mélange de tradition et de modernité, tant au niveau des instruments que des mélodies.

Hausser le volume, mais attention : attachez bien vos bretelles! Yahoo!

WARNING : Ce type de musique peut comporter des risques d'accoutumance et peut entraîner la surdité. L'auteur de ce blog se dégage de toutes responsabilités. : )

2009-02-21

La pensée critique en ÉD

"La pensée critique est au fondement même de toute liberté." (Vigneault, 2003)

Nous sommes à l’ère des idéologies de mondialisation et de multiculturalisme. Dans ce nouveau monde caractérisé par des changements sociaux radicaux, un monde en pleine mutation où apparaissent des concepts tels la citoyenneté multiculturelle et la démocratie participative, l'éducation à la citoyenneté prend de plus en plus d’importance. Selon Vigneault, ce sont la conscience et la compétence du citoyen (conscience historique, politique, morale, psychologique, etc.) qui rendent le citoyen « bon », c’est-à-dire qu’il n’y a pas « de bon citoyen que de citoyen éclairé », conscient.

Ainsi, comme la citoyenneté ne va pas de soi, il est devenu nécessaire de former l’individu à l’exercice et à la pratique de la vie civique : il faut le lui enseigner, le former à la compétence et à l’exercice de la pensée critique afin qu’il se reconnaisse dans et par sa communauté, et qu’il comprenne ce dont il est tributaire par ce sens d’appartenance à une communauté : ses droits et ses devoirs.

Pour ce faire, l’individu éclairé fera preuve de pensée critique. Vigneault définit la pensée critique comme une capacité de penser par soi-même, qui dépasse le préjugé et l’opinion; elle n’est pas immédiate et respecte le principe de la non-contradiction (« Les bottines suivent les babines »). Elle est alimentée par l’étonnement, le doute. La pensée critique est un dialogue : elle se caractérise par deux types de dialogue, l’un interne (la réflexion), et l’autre avec autrui.

Vigneault nous trace certainement l’importance, voire l’urgence, d’établir une forme d’éducation à la citoyenneté et il fait aussi un excellent travail à décrire la pensée critique et la place de choix qu’elle doit occuper en éducation. Par contre, et c’était à s’y attendre vue la portée plus philosophique de l’élaboration de sa pensée, il nous laisse sans vraie réponse sur le « comment » l’enseigner… Il dit : « on ne peut pas forcer ou conditionner à la pensée critique », que « …la pensée critique se prête très mal aux stratégies pédagogiques car elle a pour fonction, notamment, de les questionner. »


Finalement, il nous laisse plutôt avec cette question : « Peut-on adopter une pédagogie qui favoriserait son développement (de la pensé critique) dans le respect de ses limites? ». Ainsi, devrions-nous enseigner la pensée critique et risquer de former des citoyens « critiques et éclairés », mais qui risquent aussi de devenir de plus en plus désillusionnés et désengagés face aux devoirs de citoyens qui leur incombent (p. ex : payer ses impôts, voter, respecter les codes prescrits, etc.)?

Source : La formation du citoyen : une perspective philosophique (Vigneault, L., 2003)

S.O.S. Devoirs

La semaine dernière, les directions d’école du District scolaire 01 se réunissaient aux bureaux du district dans le cadre de réunions d’information et de mise à jour sur des dossiers importants. L’un des dossiers importants apportés à notre attention fut celui du service S.O.S. DEVOIRS. Grâce à ce service bilingue, il est possible d’obtenir de l’aide avec n’importe quel devoir à faire à la maison. Une bibliothèque interactive, extrêmement bien garnie, est aussi disponible à travers le site.

Le défi : cette année, jusqu'à maintenant, moins de 2,5% de tous les quelques 7000 élèves du district ont utilisé le service de S.O.S. DEVOIRS, et la question est maintenant à savoir si ce service que l’on paie pour l’ensemble des élèves en vaut la peine.

Nous croyons que oui! Ce service peut être très utile et le site Web renferme des informations incroyablement pertinentes tant pour les enseignants et les élèves que pour les parents.

Ainsi, afin justement de mousser ce service, je vous encourage à aller visiter le site de
S.O.S. DEVOIRS, à vous inscrire (une étape simple et rapide) et à explorer les nombreuses sections disponibles.

Site Web (courriel et clavardage) :
http://www.sosdevoirs.org/
Par téléphone : 1.866.627.0609

Votre opinion sur le service? Merci!

2009-02-19

La pensée critique en ÉD

"La pensée critique est au fondement même de toute liberté." (Vigneault, 2003)

Nous sommes à l’ère des idéologies de mondialisation et de multiculturalisme. Dans ce nouveau monde caractérisé par des changements sociaux radicaux, un monde en pleine mutation où apparaissent des concepts tels la citoyenneté multiculturelle et la démocratie participative, l'éducation à la citoyenneté prend de plus en plus d’importance. Selon Vigneault, ce sont la conscience et la compétence du citoyen (conscience historique, politique, morale, psychologique, etc.) qui rendent le citoyen « bon », c’est-à-dire qu’il n’y a pas « de bon citoyen que de citoyen éclairé », conscient.

Ainsi, comme la citoyenneté ne va pas de soi, il est devenu nécessaire de former l’individu à l’exercice et à la pratique de la vie civique : il faut le lui enseigner, le former à la compétence et à l’exercice de la pensée critique afin qu’il se reconnaisse dans et par sa communauté, et qu’il comprenne ce dont il est tributaire par ce sens d’appartenance à une communauté : ses droits et ses devoirs.

Pour ce faire, l’individu éclairé fera preuve de pensée critique. Vigneault définit la pensée critique comme une capacité de penser par soi-même, qui dépasse le préjugé et l’opinion; elle n’est pas immédiate et respecte le principe de la non-contradiction (« Les bottines suivent les babines »). Elle est alimentée par l’étonnement, le doute. La pensée critique est un dialogue : elle se caractérise par deux types de dialogue, l’un interne (la réflexion), et l’autre avec autrui.

Vigneault nous trace certainement l’importance, voire l’urgence, d’établir une forme d’éducation à la citoyenneté et il fait aussi un excellent travail à décrire la pensée critique et la place de choix qu’elle doit occuper en éducation. Par contre, et c’était à s’y attendre vue la portée plus philosophique de l’élaboration de sa pensée, il nous laisse sans vraie réponse sur le « comment » l’enseigner… Il dit : « on ne peut pas forcer ou conditionner à la pensée critique », que « …la pensée critique se prête très mal aux stratégies pédagogiques car elle a pour fonction, notamment, de les questionner. »

Finalement, il nous laisse plutôt avec cette question : « Peut-on adopter une pédagogie qui favoriserait son développement (de la pensé critique) dans le respect de ses limites? ». Ainsi, devrions-nous enseigner la pensée critique et risquer de former des citoyens « critiques et éclairés », mais qui risquent aussi de devenir de plus en plus désillusionnés et désengagés face aux devoirs de citoyens qui leur incombent (p. ex : payer ses impôts, voter, respecter les codes prescrits, etc.)?

Source : La formation du citoyen : une perspective philosophique (Vigneault, L., 2003)

2009-02-18

Travail 1 - Question 4

Textes :

  1. Les écoles alternatives face à la réforme de l’éducation
  2. L'élève alternatif, un apprenti chercheur


Question 4 : Analysez le modèle d’école alternative en y cherchant des liens avec la réforme au NB : quelles sont les problématiques, les ressemblances, les différences, les obstacles, etc.?

Réflexion 4 : « Dans un esprit d’ouverture à l’innovation et en s’inspirant de plusieurs courants en éducation, ___ a pour mission d’offrir au jeune un environnement adapté à ses besoins et à ses intérêts. Une équipe éducative composée d’élèves, de parents, du personnel enseignant et non enseignant, l’accompagne, pour un développement global, dans la définition de son identité par le choix de ses propres objectifs d’apprentissage afin de lui permettre de réussir sa vie et de contribuer à la collectivité élargie." (
source)

Si l’on vous présentait la mission scolaire suivante, seriez-vous capable de l’associer à l’un ou l’autre des systèmes scolaires que vous connaissez? Est-ce que cette mission pourrait être celle de votre école?

Peut-être que oui, mais probablement que non! Selon moi, c’est la partie « …par le choix de ses propres objectifs d’apprentissage… » qui fait en sorte que cette mission diffère des missions que nous sommes habitués de lire au NB. En fait, cette mission est celle du RÉPAQ (Réseau des écoles publiques alternatives du Québec).

En fait, en avril 2008, le RÉPAQ publiait son
Référentiel des écoles publiques alternatives du Québec, document qui sert de toile de fond pour toutes les écoles alternatives. Cet outil de référence est le fruit de nombreux consensus collectifs. « Il est à la fois contraignant et souple. Contraignant parce qu'il présente une mission UNIQUE, des valeurs NON NÉGOCIABLES et des BALISES d'encadrement pour des stratégies pédagogiques, mais souple afin que chacune des écoles qui y adhèrent, puisse mettre en œuvre une éducation alternative à sa couleur. » (extrait du préambule)

Inspiré de l’article de Nicole Beaudry, Les écoles alternatives face à la réforme de l’éducation, un retour aux valeurs essentielles pour une société en changement, j’ai parcouru avec beaucoup d’intérêt ce Référentiel du RÉPAQ, surtout à partir de la page 5 où l’on commence l’énumération de sept valeurs incontournables pour toutes les écoles alternatives, soit la responsabilité, la coopération, l’autonomie, le respect, l’engagement, la démocratie et l’innovation. Étrangement, on peut aussi retrouver tous ces mots dans le plan éducatif provincial du MÉNB
Les enfants au premier plan.

Mais faut-il conclure que les finalités de ces deux systèmes sont communes? Non, car au NB, ces mots n’appartiennent pas au
cadre théorique des programmes d’études, notre référence philosophique des valeurs de notre système. Ainsi, si l’on souhaite comparer, commençons par la mission du NB : « Guider les élèves vers l’acquisition des qualités requises pour apprendre à apprendre afin de se réaliser pleinement et de contribuer à une société changeante, productive et démocratique. »

Nicole Beaudry nous rappelle que « l’école …doit être en mesure de démontrer sa capacité à institutionnaliser des valeurs appelés à devenir communes et partagés par les individus de notre société (p.98) ». Elle parle aussi de pluralisme et d’hétérogénéité comme des valeurs fondamentales. Richard Pallascio, dans « L’élève alternatif, un apprenti chercheur », cite Vygotski (1985) lorsqu’il explique que l’apprentissage est un processus social et suppose que l’élève n’apprend pas seul.

Alors que l’école alternative énumère ses valeurs fondamentales, l’école publique du NB se cherche. Et même si toutes deux s’entendent que l’enseignant est accompagnateur (alternative) et guide (NB) dans le processus d’apprentissage, au NB il n’y a pas mention du rôle des parents, des communautés, des élèves.

Par ailleurs, toute deux font mention de « réussir sa vie » (école alternative) et « se réaliser pleinement » (NB) : elles nous obligent donc à l’unisson à considérer l’individu comme une finalité, et les deux regards, de façon aussi entendue, s’ouvrent sur la société, sur la collectivité.

Pour conclure, je remarque que l’exercice de définir des valeurs communes afin d’éduquer à la citoyenneté (une préoccupation mondiale et locale) est compléter par l’école alternative, mais reste à faire pour le NB. Ici, il semble que quelques valeurs sont exprimées, sans grande consultation ou consensus collectifs et sociaux, et on saute rapidement à la façon d’enseigner, le comment.

« Le progrès de la science et de la technologie, le pluralisme et la transformation des rapports humains nous forcent à réfléchir sur les valeurs essentielles qui peuvent guider les actions vers un mieux-être collectif. L’établissement éducatif a un grand rôle à jouer à ce titre. » (Beaudry, p.97) Au NB, je crois qu’il nous faudrait entreprendre cette réflexion rapidement.

2009-02-17

Le salle d'attente

Les salles d'attente des médecins regorgent de petits bijoux d'articles qui sont toutes des occasions à réflexion. Certains magazines datent du temps de Mathusalem, mais en fouillant un peu, le patient patient arrive toujours à dénicher quelques perles. C’était mon cas aujourd’hui.

Alors, plutôt que de m’atteler à rédiger ma réflexion sur la question 4 du travail no.1 d’EDUC 6020 (monsieur Viktor me le pardonnera sûrement...), j’ose vous proposer cet article du magazine L’actualité du 15 juin 2008 :
Un directeur d’école se vide le cœur.

Il est plutôt drôle de voir combien ce directeur d’école du Québec, quoiqu’en pleine réforme scolaire (un renouveau, à tout le moins), s’en prend au système complet, en commençant par les commissaires « incompétents », en passant par les syndicats, pour finir avec les processus par lesquels les budgets sont accordés.

Pour nous qui « surfons » en pleine tendances nouvelles, ce texte re-réveille et alimente ma réflexion sur la gouverne des systèmes scolaires : Qui est à l’origine des réformes? Ne devrions-nous pas partir de ceux et celles qui comprennent bien le système pour générer les réformes? Quelle place occupent les études et les recherches en éducation dans les décisions des décideurs? Politiciens, spécialistes de l’éducation, philosophes, ou monsieur et madame « tout-le-monde » : qui peut avoir la prétention de connaître vraiment ce que nos élèves ont besoin?

D’ailleurs, j’aime particulièrement ce passage : « Quand on parle d’école, les dernières recherches ou l’avis des experts n’ont pas plus de poids que l’opinion de Monsieur et Madame Tout-le-monde. On préfère, je ne sais pourquoi, tenir sur la place publique une sorte de vox pop, en accordant à chacun la même crédibilité. C’est aberrant. Combien de fois, en écoutant la radio, me suis-je aperçu de l’ignorance flagrante de la personne qui parlait ! Le processus a toutefois le mérite d’être démocratique. »

Je vous laisse en prendre connaissance, si le sujet vous intéresse. Je serais par ailleurs très intéressé à poursuivre cette discussion avec qui veut bien commenter. Merci à l’avance.

Merci

Merci.

Un mot si simple! Cinq lettres qui ont le pouvoir de faire sourire et de propager du bonheur.
La semaine dernière, c’était la Semaine d’appréciation des enseignant(e)s et, par de nombreux gestes et paroles, les membres du Comité de parents, et de nombreux autres parents, nous ont dit « Merci !».

En mon nom et au nom de tous les membres du personnel de l’école Sainte-Bernadette, je tiens à vous dire combien nous avons apprécié toutes ces marques d'attention et ces mots de remerciements. Nous comprenons que vous reconnaissez nos efforts et notre engagement envers le développement global de votre enfant et que vous l’appréciez beaucoup.

En même temps, mercredi de la semaine dernière, nous avons eu la chance de déguster des crêpes exquises, préparées avec amour par quelques parents dévoués. La préparation et la cuisson de plus de 400 crêpes a dû commencer dès 5 h 30 ce matin-là! Tous les élèves les ont trouvés absolument délicieuses! Encore, un merci tout spécial à ces quelques parents : des chefs-cuisiniers hors-pair!À mon tour, je vous dis « Merci ! ». Sincèrement, peu d’écoles peuvent s’enorgueillir de travailler avec une communauté comme là-nôtre.

Continuons cette belle collaboration, enrichissante pour tous!

Merci - ça fait du bien!

2009-02-15

La persévérance est de mise

Depuis décembre, je suis un cours de musique, ...mais pas n'importe quel cours! Un cours de cornemuse! Un de mes plus vieux rêves est en train de se réaliser!

Je suis étudiant-cornemusier au 8th Canadian Hussars Pipes & Drums, à Moncton.

Au début, on peut travailler sur une flute de pratique "practice chanter" entre 6 à 12 mois avant même de considérer acheter sa première cornemuse. Voici ce à quoi ressemble une flute de pratique:


Ce soir, c'était mon 8e cours et nous avons commencé à travailler une pièce intitulée : Scots Wha Hae, un air lent. Nous avons surtout travaillé à l'embellissement "Throw on D", que je maitrise maintenant assez bien.

Il n'y a que 9 notes à la cornemuse, mais ce sont les nombreuses notes d'embellissement qui rendent cet instrument si difficile à maitriser. Ce soir, en jasant avec des cornemusiers expérimentés, j'ai pu comprendre l'ampleur du défi qui m'attend pour passer de la flute de pratique à la vraie cornemuse. J'ai quand même hâte de l'essayer - patience!

Travail 1 - Question 3

Textes :
1. École et sociétés (p.7)
2. Les paradigmes pédagogiques novateurs (p.89)
3. Les sept savoirs nécessaires pour l’éducation du futur (p.69)

Question 3 : Réfléchissez sur les liens entre l’approche systémique, les paradigmes pédagogiques novateurs et les 7 avoirs pour l’éducation du futur. Trouvez des exemples concrets dans votre milieu pour appuyer votre réflexion.


Réflexion 3 : En procédant à la lecture à rebours des trois articles proposés, soit en terminant par le texte École et sociétés, j’ai eu l’immense avantage de pouvoir placer les paradigmes et les savoirs dans une perspective systémique. C’est comme cela que j’établirai donc le lien demandé.

La première de quatre caractéristiques systémiques fondamentales d’une organisation éducative est de viser des fins, de chercher à atteindre des buts; ces finalités lui sont dictées par son environnement social et sont la raison d’être de l’organisation. Dans l’article, Yves Bertrand et Paul Valois écrivent que « nous pouvons définir la fin comme la tendance qu’une organisation adoptera en fonction d’un certain état qu’elle juge désirable » (École et sociétés, p.9).

Dans un contexte de mesure de l’atteinte de buts, les organismes possèdent des mécanismes qui leur retournent de l’information sur les effets de leurs actions. Cette rétroinformation peut être directe, c’est-à-dire qu’elle informe l’organisation sur l’atteinte de l’objectif (p. ex. : les résultats des élèves aux évaluations standardisées du ministère de l’éducation du NB), ou indirecte, lorsqu’elle est fondée sur les conséquences des résultats.

L’exemple que les auteurs fournissent pour exprimer cette dichotomie est frappant : le jeune étudiant qui étudie et qui réussit ses cours d’ingénierie, cela retourne une information directe au système éducatif qui l’a accueilli et instruit. Par ailleurs, lorsque ce même ingénieur participe à construire des ponts qui encouragent « l’utilisation de l’automobile, instrument de pollution et de destruction de ressources rares et non renouvelables comme le pétrole », les conséquences, malgré qu’elles ne soient pas déclarées comme des fins systémiques, n’en demeurent pas moins réelles : c’est cette rétroinformation indirecte que le système doit aussi prévoir lors de l’élaboration des énoncés de ses fins.

Je suis personnellement très préoccupé par la détérioration de notre environnement naturel. Je me dis que les habiletés et les connaissances qui sont et seront nécessaires pour relever les défis environnementaux auxquels nous faisons déjà face devraient être aussi faire partie des préoccupations de tous les systèmes d’éducation de la planète, étant donné l’interdépendance des choix des diverses sociétés. Selon moi, un système éducatif responsable et moderne a le devoir non seulement d’élaborer des cibles en littératie, en maths et en sciences, mais aussi de réfléchir à quel genre de rétroinformation indirecte il souhaite recueillir une fois que les buts seront atteints, ultimement, quel genre d'humain il souhaite former.

Malheureusement, ce regard global dépasse l’énumération exhaustive des pratiques pédagogiques à travers les âges du texte de Maurice Boivin : une pratique pédagogique, ce n’est qu’un moyen qu’un système éducatif met en place pour aider ses membres à atteindre les objectifs souhaités. La dichotomie sempiternelle entre la fin et les moyens.

Par contre, comme on parle de finalités, le texte sur les 7 savoirs se rapproche beaucoup plus de la réflexion que je juge nécessaire pour toute organisation éducative, mentionnée un peu plus haut. Il est facile de faire le lien entre l’enseignement des savoirs qui nous sont présentés dans l’article : la rétroinformation reçue dépassera la simple atteinte ou non des objectifs prescrits. Ainsi, l’incidence d’enseigner, par exemple, la condition humaine, l’identité terrienne ou l’éthique du genre humain, tel que suggéré par Edgar Morin, sera de loin plus grande sur l’avenir du genre humain sur Terre que de se borner à enseigner des connaissances décousues sur la littératie, les maths ou les sciences.

Il est alors plus facile de déduire que la rétroinformation indirecte reçue d’un tel enseignement revêtera une valeur ajoutée et une portée planétaire.

Travail 1 - Question 2

Texte :
De la pédagogie traditionnelle à la pédagogie nouvelle (p.45)

Question 2 : En vous basant sur ce texte et sur votre expérience personnelle et professionnelle, analysez la tension entre la tradition et la nouveauté dans les pratiques éducatives au NB.


Réflexion 2 : Dans son texte De la pédagogie traditionnelle à la pédagogie nouvelle, Clermont Gauthier nous présente la pédagogie traditionnelle comme « une pratique de savoir-faire conservatrice, prescriptive et ritualisée », qui, rendue au XIXe siècle, est « caractérisée par un souci d’efficacité toujours plus grand » (emprunté au modèle économique).

Au XXe siècle, alors que la science (telle la psychologie de l’enfant) prend une place de plus en plus prépondérante, l’école nouvelle devient plus à l’écoute des besoins et des champs d’intérêt de l’enfant : on fait appel à l’observation et à l’expérimentation objective. La science de l’éducation nait.

Conséquemment, le rôle de l’enseignant commence à changer graduellement : il passe de celui du « maitre », où tout était centré sur des contenus à transmettre, à celui d’enseignant-guide, qui accompagne l’enfant dans ses apprentissages.

Gauthier explique que ce passage d’une pédagogie à l’autre s’opérait avec une tension certaine entre les deux schèmes de pensées, la nouvelle étant souvent en opposition avec la traditionnelle : mais est-ce que le passage est vraiment complété et les tensions disparues?

Aujourd’hui, dans de nombreuses classe au NB, force est de constater que ce passage est encore incomplet. De nombreuses évidences nous amènent à conclure que « les bottines ne suivent pas les babines »! Je m'explique: le discours des enseignants est assez unanime sur le fait que l’enfant doit être au centre de ses apprentissages, que l’affectif doit venir avant le cognitif (respect des rythmes, des situations, des habiletés, des motivations, etc.), qu’il faut bien connaître les besoins des jeunes, ses champs d’intérêt, et bla, bla, bla… Aujourd’hui, tous les enseignants ont été formés avec ces nouvelles évidences pédagogiques et psychologiques, et epuvent les réciter par coeur. Par contre, dans le quotidien, il est malheureux de constater que ces discours "politiquement corrects" ne se traduisent pas toujours par des actions concrètes de la part des enseignants.

Par exemple, il n’est pas rare de constater que l’enseignement est organisé en fonction des besoins de l’enseignant, que sa responsabilité est de transmettre des savoirs que les élèves doivent apprendre, trop souvent sans grande signifiance ou logique, et qu’ils doivent « régurgiter » à l’examen (interne ou externe). L’enseignant est au centre de l’enseignement, de l’apprentissage et de la gestion de la classe et de l'école : il a tous les pouvoirs.

Je crois sincèrement que les connaissances de la pédagogie nouvelle, renouvelée, ne se sont pas encore traduites en comportements cohérents et conséquents : incompatibilité des savoirs et des savoir-faire. Ce qui déstabilise le plus, c’est cette question de pouvoir et d’égo : la peur de la perte de contrôle!

Il faut dire que le système éducatif ne fait rien pour encourager les enseignants à porter plus d’attention aux besoins des élèves : les programmes d’études sont trop remplis, les évaluations externes et standardisées ajoutent un stress énorme sur les enseignants, l’intégration et les classes surchargées, le manque de ressources matérielles, et j’en passe, font que les enseignants se campent dans une façon traditionnelle d’enseigner, tout en sachant qu’ils devraient faire différemment, sans trop savoir comment briser le cycle. Est-ce que la nouvelle tendance à la reddition de compte amène un élément positif pour ces enseignants ou devient-elle un élément de plus qui finit de les « gommer » dans leurs anciennes façons de faire? Un temps d’arrêt serait peut-être nécessaire? Une analogie de Richard Dufour (Communautés d’apprentissage professionnelles) me revient : c’est comme « essayer de changer le moteur d’un avion en plein vol »!

Pour ma part, j’ai bon espoir que l’attention croissante récente portée aux résultats et à la responsabilisation collective de la performance des élèves d’une école devrait « gentiment » forcer la collaboration et amener les enseignants à revoir leurs pratiques pédagogiques afin d’en adopter de nouvelles, plus respectueuses des théories scientifiques qui soutiennent la pédagogie nouvelle.

Travail 1 - Question 1

Textes - question 1 :
1. Éducation au service des sociétés novatrices du XXIe siècle (p.1)
2. L’Éducation publique au Canada (p.24)
3. Les enfants au premier plan

Question 1 : En vous basant sur ces textes, faites une comparaison entre les enjeux locaux et les enjeux globaux. Expliquez comment les tendances nouvelles en éducation au NB s’inscrivent dans le système éducatif global.

Réflexion 1 : Afin d’expliquer les tendances nouvelles en éducation au NB, il faut évidemment partir du document Les enfants au premier plan, qui renferme la vision, les buts et les engagements du gouvernement actuel envers le système d’éducation de la province et tenter de situer cette vision dans un plus grand portrait canadien et mondial. À la lecture des trois textes, il est remarquable de constater de nombreuses similitudes entre cette vision très néo-brunswickoise de l’éducation, la vision canadienne et la vision mondiale exprimée par les pays membres du G8 lors de la conférence de Saint-Pétersbourg, en 2006.

Un premier élément est celui de l’innovation : un mot bien à la mode, certes, mais qui, étrangement, n’est jamais décrit explicitement dans aucune des visions exprimées dans ces trois textes. Par ailleurs, au G8, on explique « qu’une société novatrice prépare ses membres à embrasser le changement » et que la prospérité sociale et économique d’un peuple dépend de la capacité de ses citoyens de s’adapter au monde en évolution rapide.

Au NB, le premier sujet de questionnement du Ministre de l’Éducation est justement : « Comment donner un rôle de premier plan à nos enseignants les meilleurs et les plus innovants? » (Les enfants au premier plan, p.6). Un Forum des meilleures pratiques vient d’ailleurs d’avoir lieu à Moncton, au NB : les échanges sur les nouvelles façons d’innover en éducation y ont été très riches.

Au Canada, un sondage révèle que les citoyens souhaitent voir des changements dans les systèmes d’éducation publique provinciaux, même si la teneur de ces changements devrait être modérée, ni trop grands, ni trop faibles (Éducation publique au Canada, p.16). Tout raser et repartir à zéro? Un « Non merci! » collectif.

Un second élément où tous semblent s’entendre est celui « d’accentuer la responsabilisation et d’améliorer les résultats des élèves » (Éducation publique au Canada, p.3). Ainsi, tous les systèmes mettent de l’avant une forme ou une autre de reddition de compte, c’est-à-dire que les tests standardisés prennent une place et une importance de plus en plus grande. Au G8, on mentionne l’urgence d’instaurer des normes élevées et de soutenir l’apprentissage de connaissances solides en alphabétisation (littératie), en mathématiques, en sciences et dans les technologies, qui sont les éléments « nécessaires à la recherche de solutions aux défis fondamentaux de la planète ». Cette vision globale des défis mondiaux ne se retrouve pas dans le plan provincial : dommage.

Néanmoins, au NB, la pierre angulaire no.7 du plan éducatif provincial énonce clairement que les enseignants et les directions d’école doivent bénéficier de ressources et de liberté pour innover, mais qu’ils doivent aussi être redevables face aux résultats (Les enfants au premier plan, p.8). L’efficacité du système, des écoles et des enseignants prend une position tout à fait de premier plan : au NB, on ne vise rien de moins que de faire du système d’éducation publique le meilleur au pays (Les enfants au premier plan, p.7).

Je terminerai cette réflexion sur un fait intéressant à noter qui est celui de l’importance accordée aux technologies, tant à leur accessibilité qu’à l’habileté à les exploiter au maximum, dans la vision globale du G8 et la quasi absence de cet élément dans le plan provincial : voilà un contraste qui me touche.

Il a été prouvé par le projet d’accès direct à un ordinateur portatif (ADOP, Université de Moncton) que la technologie à l’école et l’utilisation pédagogique des TIC a un effet positif sur la motivation des élèves. Lorsque le plan provincial mentionne, à l’engagement no.3, qu’il faut « éveiller la passion d’apprendre » et qu’on peut y lire que les enseignants bénéficieront des ressources et de la technologie nécessaires pour éveiller cette passion et cette motivation, il semble accorder nettement moins d’importance à la technologie que le G8 le souhaiterait. Mario Asselin nous rappelle qu’il ne faut pas oublier « l’importance de considérer les TIC comme de merveilleux leviers d’apprentissages ». « Une école adaptée au XXIe siècle » n’est qu’un exemple parmi tant d’autres que la technologie doit occuper une place prépondérante dans les écoles d’aujourd’hui afin de former le citoyen de demain : cette nouvelle tendance en éducation du « citoyen du monde » doit arriver à prendre sa place au NB.

2009-02-14

Les États-Unis: aux portes d'un changement de paradigme?

L'élection de Barak Obama à la présidence des États-Unis suscite une effervescence mondiale indéniable : on lui attribue des pouvoirs presque surhumains et, trop souvent, on entend des gens qui croient que la résolution de tous les problèmes planétaires passera par cet homme, alors que c'est l'affaire de tous.

Et voici qu'en éducation, Arne Duncan, "U.S. Education Secretary", se retrouve lui aussi devant des choix difficiles : poursuivre, avec certaines couleurs démocrates, la réforme républicaine controversée du "No child left behind" qui, dans les faits, doit prendre fin avec l'année scolaire 2008-2009, ou choisir de recommencer à zéro... J'ai hâte qu'une orientation se précise afin que l'on puisse juger de l'ampleur de cette "nouvelle tendance" d'un leader mondial et mieux comprendre si elle exige des changements de paradigmes...

Une entrevue avec Arne Duncan à CNN (en anglais). Merci à Mario Asselin.


Apprendre à tous les jours

Le dépassement de soi passe par des apprentissages fréquents. On dit qu’on se couchera « moins niaiseux » lorsqu’on apprend quelque chose de nouveau; encore faut-il être conscient qu’on progresse, qu’on fait des apprentissages.

Le défi que je me lance ici est de faire la preuve que j’apprends, à tous les jours.

Mes domaines d’intérêts sont tellement variés qu’il m’est impossible de catégoriser à ce moment-ci les articles que j’écrirai : éducation, spiritualité, développement personnel, pédagogie, environnement, philosophie, mieux-être, musique, kayak de mer, psychologie, méditation, techno-pédagogie, leadership, …, mais je fais confiance que tout finira par prendre forme éventuellement.

Aujourd’hui, journée de la Saint-Valentin, je me fait le cadeau d’apprendre à manipuler la plateforme blogue de Google (Blogger.com) en créant ce blog, mais la journée ne fait que commencer!

2009-02-13

Forum des meilleures pratiques

Les jeudi 12 et vendredi 13 février, j’ai eu la chance de participer au Forum des meilleures pratiques 2009 organisé par le ministre de l’Éducation du Nouveau-Brunswick, à Moncton.

Plus de 300 personnes du domaine de l’éducation se sont réunis afin de prendre connaissance et de partager ce qui se faisait de plus innovateur dans tous les 5 districts francophones de la province.

Jeudi, nous avons pu goûter à un aperçu de 20 présentations sous forme de vitrines et établir des liens avec toutes ces personnes novatrices. Le lendemain, j’ai pu approfondir quatre de ces ateliers dont voici un bref résumé :

1- La visualisation comme outil de gestion du stress et d’apprentissage : un moyen simple et efficace pour aider les élèves à contrôler leur stress et à mieux réussir à l’école et dans la vie;
2- Les doués enrichissent la communauté : mieux comprendre ce qu’une école de 6e~8e de Dieppe offre à certains de ses élèves doués;
3- La roue de planification : outil impressionnant qui aide les enseignantes du primaire à couvrir l’ensemble des objectifs de tous leurs programmes d’études en faisant de l’interdisciplinarité des matières;
4- Sauver la Terre, j’apprends à le faire! : comment les élèves et le personnel d’une école orientent leurs actions afin d’avoir un impact sur l’environnement et réussissent à changer des attitudes dans toute une communauté.

Deux journées très profitables et motivantes, dont les thèmes seront partagés très bientôt avec tout le personnel de notre école afin d’explorer ensemble leur portée sur nos propres pratiques.

Parmi ces thèmes d’atelier, y en a-t-il un qui vous « parle » plus que les autres? Merci de partager vos commentaires.

2009-02-08

Ô Canada

La controverse entourant l’hymne national dans les écoles suscite des questionnements et des réflexions. Bien que l’origine de cette polémique vienne de l’école élémentaire de Belleisle, dans le sud de la province du Nouveau-Brunswick, elle s’est récemment étendue à la grandeur du Canada, et chacun y va de son opinion sur la question.

Ici, à l’école Sainte-Bernadette, par tradition ou par choix, l’hymne national du Canada n’est pas entendu à tous les jours. Par ailleurs, l’honorable Kelly Lamrock, ministre de l’Éducation du Nouveau-Brunswick, étudie sérieusement la question et tend vers l’imposition du « Ô Canada » de façon quotidienne dans toutes les écoles de la province.

En attendant qu’une décision soit prise sur le sujet, voici les paroles de notre hymne national :

Ô Canada!
« O Canada! Terre de nos aïeux,Ton front est ceint de fleurons glorieux!
Car ton bras sait porter l'épée,Il sait porter la croix!
Ton histoire est une épopéeDes plus brillants exploits.
Et ta valeur, de foi trempée,Protégera nos foyers et nos droits.
Protégera nos foyers et nos droits. »


Pour plus d’information concernant notre hymne national, cliquez Patrimoine canadien.