2009-02-14

Les États-Unis: aux portes d'un changement de paradigme?

L'élection de Barak Obama à la présidence des États-Unis suscite une effervescence mondiale indéniable : on lui attribue des pouvoirs presque surhumains et, trop souvent, on entend des gens qui croient que la résolution de tous les problèmes planétaires passera par cet homme, alors que c'est l'affaire de tous.

Et voici qu'en éducation, Arne Duncan, "U.S. Education Secretary", se retrouve lui aussi devant des choix difficiles : poursuivre, avec certaines couleurs démocrates, la réforme républicaine controversée du "No child left behind" qui, dans les faits, doit prendre fin avec l'année scolaire 2008-2009, ou choisir de recommencer à zéro... J'ai hâte qu'une orientation se précise afin que l'on puisse juger de l'ampleur de cette "nouvelle tendance" d'un leader mondial et mieux comprendre si elle exige des changements de paradigmes...

Une entrevue avec Arne Duncan à CNN (en anglais). Merci à Mario Asselin.


2 commentaires:

  1. Pourquoi a-t-on cette tendance d'attribuer à un leader politique une puissance 'extra-humaine'? Par exemple, un matière de fonctionnement d'une société, Bertrand et Valois (1992) précisent que c'est la société qui définit les paradigmes - orientations - laissant au champs politique de traduire ces orientations en normes, lois, etc. (donc, opérationnaliser, définir en quelque sorte des limites dd légal et illégal, légitime et illégitime, acceptable et non acceptable, etc.). Or, parfois, en attribuant à un leader un pouvoir de définir les paradigmes mêmes, qui sont les conceptions, orientations un ensemble de valeurs et d'intérêt ne remplace-t-on pas une relation bi-directionnelle d'un 'tous' et d'un 'un' ('tous' délèguent certains pouvoirs décisionnels à un 'un') par une relation plus unidimensionnelle (du haut vers le bas) un lançant ainsi des initiatives plus ou moins comprises et partagées par 'tous'? Bref, à qui appartient le rôle de créateurs de paradigmes? 'Philosophes' ou 'politiciens'?

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  2. Je préfèrerais de beaucoup le philosophe! Il est visionnaire, libre, et a une meilleure conception de l'humain dans sa globalité et dans son contexte historique.

    Mais comme nous en sommes à toucher à l'origine des paradigmes, nous sommes en droit de nous questionner à savoir si ce sont les milliards de dollars US investis en éducation qui ne sont pas vraiment à la base du changement de paradigme dont plusieurs américains rêvent? Mais tout cet argent parviendra-t-il vraiment à opérer les changements souhaités en salle de classe? Laissez-moi en douter.

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