2009-02-15

Travail 1 - Question 1

Textes - question 1 :
1. Éducation au service des sociétés novatrices du XXIe siècle (p.1)
2. L’Éducation publique au Canada (p.24)
3. Les enfants au premier plan

Question 1 : En vous basant sur ces textes, faites une comparaison entre les enjeux locaux et les enjeux globaux. Expliquez comment les tendances nouvelles en éducation au NB s’inscrivent dans le système éducatif global.

Réflexion 1 : Afin d’expliquer les tendances nouvelles en éducation au NB, il faut évidemment partir du document Les enfants au premier plan, qui renferme la vision, les buts et les engagements du gouvernement actuel envers le système d’éducation de la province et tenter de situer cette vision dans un plus grand portrait canadien et mondial. À la lecture des trois textes, il est remarquable de constater de nombreuses similitudes entre cette vision très néo-brunswickoise de l’éducation, la vision canadienne et la vision mondiale exprimée par les pays membres du G8 lors de la conférence de Saint-Pétersbourg, en 2006.

Un premier élément est celui de l’innovation : un mot bien à la mode, certes, mais qui, étrangement, n’est jamais décrit explicitement dans aucune des visions exprimées dans ces trois textes. Par ailleurs, au G8, on explique « qu’une société novatrice prépare ses membres à embrasser le changement » et que la prospérité sociale et économique d’un peuple dépend de la capacité de ses citoyens de s’adapter au monde en évolution rapide.

Au NB, le premier sujet de questionnement du Ministre de l’Éducation est justement : « Comment donner un rôle de premier plan à nos enseignants les meilleurs et les plus innovants? » (Les enfants au premier plan, p.6). Un Forum des meilleures pratiques vient d’ailleurs d’avoir lieu à Moncton, au NB : les échanges sur les nouvelles façons d’innover en éducation y ont été très riches.

Au Canada, un sondage révèle que les citoyens souhaitent voir des changements dans les systèmes d’éducation publique provinciaux, même si la teneur de ces changements devrait être modérée, ni trop grands, ni trop faibles (Éducation publique au Canada, p.16). Tout raser et repartir à zéro? Un « Non merci! » collectif.

Un second élément où tous semblent s’entendre est celui « d’accentuer la responsabilisation et d’améliorer les résultats des élèves » (Éducation publique au Canada, p.3). Ainsi, tous les systèmes mettent de l’avant une forme ou une autre de reddition de compte, c’est-à-dire que les tests standardisés prennent une place et une importance de plus en plus grande. Au G8, on mentionne l’urgence d’instaurer des normes élevées et de soutenir l’apprentissage de connaissances solides en alphabétisation (littératie), en mathématiques, en sciences et dans les technologies, qui sont les éléments « nécessaires à la recherche de solutions aux défis fondamentaux de la planète ». Cette vision globale des défis mondiaux ne se retrouve pas dans le plan provincial : dommage.

Néanmoins, au NB, la pierre angulaire no.7 du plan éducatif provincial énonce clairement que les enseignants et les directions d’école doivent bénéficier de ressources et de liberté pour innover, mais qu’ils doivent aussi être redevables face aux résultats (Les enfants au premier plan, p.8). L’efficacité du système, des écoles et des enseignants prend une position tout à fait de premier plan : au NB, on ne vise rien de moins que de faire du système d’éducation publique le meilleur au pays (Les enfants au premier plan, p.7).

Je terminerai cette réflexion sur un fait intéressant à noter qui est celui de l’importance accordée aux technologies, tant à leur accessibilité qu’à l’habileté à les exploiter au maximum, dans la vision globale du G8 et la quasi absence de cet élément dans le plan provincial : voilà un contraste qui me touche.

Il a été prouvé par le projet d’accès direct à un ordinateur portatif (ADOP, Université de Moncton) que la technologie à l’école et l’utilisation pédagogique des TIC a un effet positif sur la motivation des élèves. Lorsque le plan provincial mentionne, à l’engagement no.3, qu’il faut « éveiller la passion d’apprendre » et qu’on peut y lire que les enseignants bénéficieront des ressources et de la technologie nécessaires pour éveiller cette passion et cette motivation, il semble accorder nettement moins d’importance à la technologie que le G8 le souhaiterait. Mario Asselin nous rappelle qu’il ne faut pas oublier « l’importance de considérer les TIC comme de merveilleux leviers d’apprentissages ». « Une école adaptée au XXIe siècle » n’est qu’un exemple parmi tant d’autres que la technologie doit occuper une place prépondérante dans les écoles d’aujourd’hui afin de former le citoyen de demain : cette nouvelle tendance en éducation du « citoyen du monde » doit arriver à prendre sa place au NB.

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