2009-02-15

Travail 1 - Question 3

Textes :
1. École et sociétés (p.7)
2. Les paradigmes pédagogiques novateurs (p.89)
3. Les sept savoirs nécessaires pour l’éducation du futur (p.69)

Question 3 : Réfléchissez sur les liens entre l’approche systémique, les paradigmes pédagogiques novateurs et les 7 avoirs pour l’éducation du futur. Trouvez des exemples concrets dans votre milieu pour appuyer votre réflexion.


Réflexion 3 : En procédant à la lecture à rebours des trois articles proposés, soit en terminant par le texte École et sociétés, j’ai eu l’immense avantage de pouvoir placer les paradigmes et les savoirs dans une perspective systémique. C’est comme cela que j’établirai donc le lien demandé.

La première de quatre caractéristiques systémiques fondamentales d’une organisation éducative est de viser des fins, de chercher à atteindre des buts; ces finalités lui sont dictées par son environnement social et sont la raison d’être de l’organisation. Dans l’article, Yves Bertrand et Paul Valois écrivent que « nous pouvons définir la fin comme la tendance qu’une organisation adoptera en fonction d’un certain état qu’elle juge désirable » (École et sociétés, p.9).

Dans un contexte de mesure de l’atteinte de buts, les organismes possèdent des mécanismes qui leur retournent de l’information sur les effets de leurs actions. Cette rétroinformation peut être directe, c’est-à-dire qu’elle informe l’organisation sur l’atteinte de l’objectif (p. ex. : les résultats des élèves aux évaluations standardisées du ministère de l’éducation du NB), ou indirecte, lorsqu’elle est fondée sur les conséquences des résultats.

L’exemple que les auteurs fournissent pour exprimer cette dichotomie est frappant : le jeune étudiant qui étudie et qui réussit ses cours d’ingénierie, cela retourne une information directe au système éducatif qui l’a accueilli et instruit. Par ailleurs, lorsque ce même ingénieur participe à construire des ponts qui encouragent « l’utilisation de l’automobile, instrument de pollution et de destruction de ressources rares et non renouvelables comme le pétrole », les conséquences, malgré qu’elles ne soient pas déclarées comme des fins systémiques, n’en demeurent pas moins réelles : c’est cette rétroinformation indirecte que le système doit aussi prévoir lors de l’élaboration des énoncés de ses fins.

Je suis personnellement très préoccupé par la détérioration de notre environnement naturel. Je me dis que les habiletés et les connaissances qui sont et seront nécessaires pour relever les défis environnementaux auxquels nous faisons déjà face devraient être aussi faire partie des préoccupations de tous les systèmes d’éducation de la planète, étant donné l’interdépendance des choix des diverses sociétés. Selon moi, un système éducatif responsable et moderne a le devoir non seulement d’élaborer des cibles en littératie, en maths et en sciences, mais aussi de réfléchir à quel genre de rétroinformation indirecte il souhaite recueillir une fois que les buts seront atteints, ultimement, quel genre d'humain il souhaite former.

Malheureusement, ce regard global dépasse l’énumération exhaustive des pratiques pédagogiques à travers les âges du texte de Maurice Boivin : une pratique pédagogique, ce n’est qu’un moyen qu’un système éducatif met en place pour aider ses membres à atteindre les objectifs souhaités. La dichotomie sempiternelle entre la fin et les moyens.

Par contre, comme on parle de finalités, le texte sur les 7 savoirs se rapproche beaucoup plus de la réflexion que je juge nécessaire pour toute organisation éducative, mentionnée un peu plus haut. Il est facile de faire le lien entre l’enseignement des savoirs qui nous sont présentés dans l’article : la rétroinformation reçue dépassera la simple atteinte ou non des objectifs prescrits. Ainsi, l’incidence d’enseigner, par exemple, la condition humaine, l’identité terrienne ou l’éthique du genre humain, tel que suggéré par Edgar Morin, sera de loin plus grande sur l’avenir du genre humain sur Terre que de se borner à enseigner des connaissances décousues sur la littératie, les maths ou les sciences.

Il est alors plus facile de déduire que la rétroinformation indirecte reçue d’un tel enseignement revêtera une valeur ajoutée et une portée planétaire.

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