2009-02-18

Travail 1 - Question 4

Textes :

  1. Les écoles alternatives face à la réforme de l’éducation
  2. L'élève alternatif, un apprenti chercheur


Question 4 : Analysez le modèle d’école alternative en y cherchant des liens avec la réforme au NB : quelles sont les problématiques, les ressemblances, les différences, les obstacles, etc.?

Réflexion 4 : « Dans un esprit d’ouverture à l’innovation et en s’inspirant de plusieurs courants en éducation, ___ a pour mission d’offrir au jeune un environnement adapté à ses besoins et à ses intérêts. Une équipe éducative composée d’élèves, de parents, du personnel enseignant et non enseignant, l’accompagne, pour un développement global, dans la définition de son identité par le choix de ses propres objectifs d’apprentissage afin de lui permettre de réussir sa vie et de contribuer à la collectivité élargie." (
source)

Si l’on vous présentait la mission scolaire suivante, seriez-vous capable de l’associer à l’un ou l’autre des systèmes scolaires que vous connaissez? Est-ce que cette mission pourrait être celle de votre école?

Peut-être que oui, mais probablement que non! Selon moi, c’est la partie « …par le choix de ses propres objectifs d’apprentissage… » qui fait en sorte que cette mission diffère des missions que nous sommes habitués de lire au NB. En fait, cette mission est celle du RÉPAQ (Réseau des écoles publiques alternatives du Québec).

En fait, en avril 2008, le RÉPAQ publiait son
Référentiel des écoles publiques alternatives du Québec, document qui sert de toile de fond pour toutes les écoles alternatives. Cet outil de référence est le fruit de nombreux consensus collectifs. « Il est à la fois contraignant et souple. Contraignant parce qu'il présente une mission UNIQUE, des valeurs NON NÉGOCIABLES et des BALISES d'encadrement pour des stratégies pédagogiques, mais souple afin que chacune des écoles qui y adhèrent, puisse mettre en œuvre une éducation alternative à sa couleur. » (extrait du préambule)

Inspiré de l’article de Nicole Beaudry, Les écoles alternatives face à la réforme de l’éducation, un retour aux valeurs essentielles pour une société en changement, j’ai parcouru avec beaucoup d’intérêt ce Référentiel du RÉPAQ, surtout à partir de la page 5 où l’on commence l’énumération de sept valeurs incontournables pour toutes les écoles alternatives, soit la responsabilité, la coopération, l’autonomie, le respect, l’engagement, la démocratie et l’innovation. Étrangement, on peut aussi retrouver tous ces mots dans le plan éducatif provincial du MÉNB
Les enfants au premier plan.

Mais faut-il conclure que les finalités de ces deux systèmes sont communes? Non, car au NB, ces mots n’appartiennent pas au
cadre théorique des programmes d’études, notre référence philosophique des valeurs de notre système. Ainsi, si l’on souhaite comparer, commençons par la mission du NB : « Guider les élèves vers l’acquisition des qualités requises pour apprendre à apprendre afin de se réaliser pleinement et de contribuer à une société changeante, productive et démocratique. »

Nicole Beaudry nous rappelle que « l’école …doit être en mesure de démontrer sa capacité à institutionnaliser des valeurs appelés à devenir communes et partagés par les individus de notre société (p.98) ». Elle parle aussi de pluralisme et d’hétérogénéité comme des valeurs fondamentales. Richard Pallascio, dans « L’élève alternatif, un apprenti chercheur », cite Vygotski (1985) lorsqu’il explique que l’apprentissage est un processus social et suppose que l’élève n’apprend pas seul.

Alors que l’école alternative énumère ses valeurs fondamentales, l’école publique du NB se cherche. Et même si toutes deux s’entendent que l’enseignant est accompagnateur (alternative) et guide (NB) dans le processus d’apprentissage, au NB il n’y a pas mention du rôle des parents, des communautés, des élèves.

Par ailleurs, toute deux font mention de « réussir sa vie » (école alternative) et « se réaliser pleinement » (NB) : elles nous obligent donc à l’unisson à considérer l’individu comme une finalité, et les deux regards, de façon aussi entendue, s’ouvrent sur la société, sur la collectivité.

Pour conclure, je remarque que l’exercice de définir des valeurs communes afin d’éduquer à la citoyenneté (une préoccupation mondiale et locale) est compléter par l’école alternative, mais reste à faire pour le NB. Ici, il semble que quelques valeurs sont exprimées, sans grande consultation ou consensus collectifs et sociaux, et on saute rapidement à la façon d’enseigner, le comment.

« Le progrès de la science et de la technologie, le pluralisme et la transformation des rapports humains nous forcent à réfléchir sur les valeurs essentielles qui peuvent guider les actions vers un mieux-être collectif. L’établissement éducatif a un grand rôle à jouer à ce titre. » (Beaudry, p.97) Au NB, je crois qu’il nous faudrait entreprendre cette réflexion rapidement.

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