2009-03-22

Amazing Grace

À mon court répertoire à la flûte de pratique de la cornemuse vient de s'ajouter ce soir ce bel air, bien connu.

Pour entendre une version de cette pièce, cliquez ici.

2009-03-15

À apprendre

MacPherson's Lament (Rant) à la cornemuse parmi un medley de chansons connus. Voir aussi la version de Rawlins Cross.

Une excellente nouvelle

En décembre dernier, un groupe de personnes de l’école et de notre communauté, intéressé par un projet pour la petite enfance, soumettait une demande pour que notre école devienne un centre de démonstration pour la petite enfance.

Aujourd’hui, je suis très heureux d’annoncer que l’école Sainte-Bernadette de Moncton a été choisie pour accueillir un centre de développement de la petite enfance et de la famille : l’annonce officielle en a été faite vendredi par la ministre du Développement social, madame Mary Schryer. Ainsi, dès septembre 2009, notre école sera capable d’offrir des services de garde à des parents d’enfants d’âge préscolaire ainsi qu’une foule d’autres services à tous les parents francophones et ayant-droits de notre communauté.

L’école Sainte-Bernadette invite maintenant les parents de l’ouest de la ville de Moncton, de la région de Riverview, Coverdale et Petitcodiac à l’assemblée générale de fondation de son Centre de développement de la petite enfance et de la famille afin de partager des informations sur l’implantation du Centre à l’école et d’élire son conseil d’administration.

Cette réunion importante aura lieu le mercredi 25 mars, à 19 h, au gymnase de l’école, au 70, rue Chapman à Moncton.

Vous êtes encouragés à partager cette invitation autour de vous : tous les parents francophones habitant le secteur de l’école Sainte-Bernadette sont les bienvenus!

Pour plus de renseignements, veuillez communiquer avec Monsieur Luc Handfield au 856-3341 ou encore par courriel à l’adresse Luc.Handfield@nbed.nb.ca.

Merci, on vous attend en grand nombre!

2009-03-11

Un directeur d'école se vide le coeur

Les salles d'attente des médecins regorgent de petits bijoux d'articles qui sont toutes des occasions à réflexion. Certains magazines datent du temps de Mathusalem, mais en fouillant un peu, le patient patient arrive toujours à dénicher quelques perles.

C’était mon cas aujourd’hui : un article du magazine L’actualité du 15 juin 2008 : Un directeur d’école se vide le cœur.

Il est plutôt drôle de voir combien ce directeur d’école du Québec, quoiqu’en pleine réforme scolaire (un renouveau, à tout le moins), s’en prend au système complet, en commençant par les commissaires « incompétents », en passant par les syndicats, pour finir avec les processus par lesquels les budgets sont accordés.

Pour nous qui « surfons » en pleine tendances nouvelles, ce texte re-réveille et alimente ma réflexion sur la gouverne des systèmes scolaires : Qui est à l’origine des réformes? Ne devrions-nous pas partir de ceux et celles qui comprennent bien le système pour générer les réformes? Quelle place occupent les études et les recherches en éducation dans les décisions des décideurs? Politiciens, spécialistes de l’éducation, philosophes, ou monsieur et madame « tout-le-monde » : qui peut avoir la prétention de connaître vraiment ce que nos élèves ont besoin?

D’ailleurs, j’aime particulièrement ce passage : « Quand on parle d’école, les dernières recherches ou l’avis des experts n’ont pas plus de poids que l’opinion de Monsieur et Madame Tout-le-monde. On préfère, je ne sais pourquoi, tenir sur la place publique une sorte de vox pop, en accordant à chacun la même crédibilité. C’est aberrant. Combien de fois, en écoutant la radio, me suis-je aperçu de l’ignorance flagrante de la personne qui parlait ! Le processus a toutefois le mérite d’être démocratique. »

Je vous laisse en prendre connaissance, si le sujet vous intéresse. Je serais par ailleurs très intéressé à poursuivre cette discussion avec qui veut bien commenter. Merci à l’avance.
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2009-03-05

La pensée critique en Éducation

"La pensée critique est au fondement même de toute liberté." (Vigneault, 2003)

Nous sommes à l’ère des idéologies de mondialisation et de multiculturalisme. Dans ce nouveau monde caractérisé par des changements sociaux radicaux, un monde en pleine mutation où apparaissent des concepts tels la citoyenneté multiculturelle et la démocratie participative, l'éducation à la citoyenneté prend de plus en plus d’importance. Selon Vigneault, ce sont la conscience et la compétence du citoyen (conscience historique, politique, morale, psychologique, etc.) qui rendent le citoyen « bon », c’est-à-dire qu’il n’y a pas « de bon citoyen que de citoyen éclairé », conscient.

Ainsi, comme la citoyenneté ne va pas de soi, il est devenu nécessaire de former l’individu à l’exercice et à la pratique de la vie civique : il faut le lui enseigner, le former à la compétence et à l’exercice de la pensée critique afin qu’il se reconnaisse dans et par sa communauté, et qu’il comprenne ce dont il est tributaire par ce sens d’appartenance à une communauté : ses droits et ses devoirs.

Pour ce faire, l’individu éclairé fera preuve de pensée critique. Vigneault définit la pensée critique comme une capacité de penser par soi-même, qui dépasse le préjugé et l’opinion; elle n’est pas immédiate et respecte le principe de la non-contradiction (« Les bottines suivent les babines »). Elle est alimentée par l’étonnement, le doute. La pensée critique est un dialogue : elle se caractérise par deux types de dialogue, l’un interne (la réflexion), et l’autre avec autrui.

Vigneault nous trace certainement l’importance, voire l’urgence, d’établir une forme d’éducation à la citoyenneté et il fait aussi un excellent travail à décrire la pensée critique et la place de choix qu’elle doit occuper en éducation. Par contre, et c’était à s’y attendre vue la portée plus philosophique de l’élaboration de sa pensée, il nous laisse sans vraie réponse sur le « comment » l’enseigner… Il dit : « on ne peut pas forcer ou conditionner à la pensée critique », que « …la pensée critique se prête très mal aux stratégies pédagogiques car elle a pour fonction, notamment, de les questionner. »

Finalement, il nous laisse plutôt avec cette question : « Peut-on adopter une pédagogie qui favoriserait son développement (de la pensé critique) dans le respect de ses limites? ». Ainsi, devrions-nous enseigner la pensée critique et risquer de former des citoyens « critiques et éclairés », mais qui risquent aussi de devenir de plus en plus désillusionnés et désengagés face aux devoirs de citoyens qui leur incombent (p. ex : payer ses impôts, voter, respecter les codes prescrits, etc.)?

Source : La formation du citoyen : une perspective philosophique (Vigneault, L., 2003)
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